Le contrôle électrique est une étape indispensable pour garantir la sécurité d’un logement et la conformité de son installation aux normes belges. À Bruxelles, cette vérification est encadrée par le Règlement général sur les installations électriques (RGIE) et doit être réalisée à des moments bien précis de la vie d’un bâtiment : avant une vente, après des travaux, ou lors d’un raccordement au réseau. Ce contrôle n’est pas une formalité administrative, mais une obligation légale qui protège les occupants contre les risques d’électrocution et d’incendie. Voici quand et comment effectuer cette démarche.
Pourquoi un contrôle électrique est-il obligatoire ?
Le RGIE fixe les normes que toute installation électrique doit respecter pour être considérée comme sûre. Ces exigences concernent notamment la mise à la terre, la protection différentielle, les circuits, les disjoncteurs et la qualité du câblage. Le contrôle permet de vérifier que ces éléments fonctionnent correctement et qu’ils ne représentent aucun danger.
Un contrôle électrique effectué par un professionnel agréé garantit également la validité du certificat de conformité, exigé lors de certaines transactions immobilières ou rénovations. Pour cela, il est recommandé de s’adresser à un électricien agréé à Bruxelles, comme ElamElec, qui assure le diagnostic complet, la mise aux normes et la préparation du dossier avant l’inspection officielle.
Dans quels cas le contrôle est-il obligatoire à Bruxelles ?
Le contrôle d’une installation électrique n’est pas réservé aux constructions neuves. Il doit être effectué à plusieurs moments clés de la vie d’un logement. Ces situations sont clairement définies par la législation belge.
Lors d’une vente immobilière
Lorsqu’un propriétaire vend son bien, il doit présenter un rapport de contrôle électrique datant de moins de 25 ans. Ce document, établi par un organisme agréé, atteste que l’installation respecte les normes du RGIE. Si le rapport est défavorable, la vente reste possible, mais l’acheteur devra effectuer la mise en conformité dans les 12 à 18 mois suivant la transaction.
Cette obligation concerne toutes les ventes, qu’il s’agisse d’une maison, d’un appartement ou d’un immeuble mixte. Le notaire ne peut pas finaliser l’acte sans ce rapport.
Lors d’une nouvelle construction ou d’un raccordement
Toute installation neuve doit être contrôlée avant d’être mise sous tension. L’organisme agréé vérifie que les schémas unifilaires et de position sont conformes et que le tableau électrique respecte les prescriptions techniques. Sans ce contrôle initial, le gestionnaire du réseau (Sibelga à Bruxelles) ne peut pas autoriser le raccordement électrique du bâtiment.
Après des travaux de rénovation ou de modification
Les travaux électriques importants imposent également un contrôle : ajout de circuits, déplacement du tableau, changement de puissance, extension d’un réseau ou intégration d’un système domotique. Dès que l’installation est modifiée, un nouveau certificat doit être délivré pour valider la conformité des ajouts.
En cas de location ou de contrôle de salubrité
Même si le RGIE n’impose pas systématiquement un contrôle pour la location, la commune peut l’exiger en cas de plainte ou de doute sur la sécurité du logement. Le Code bruxellois du logement considère qu’une installation défectueuse peut rendre un bien insalubre. Dans ce cas, un contrôle obligatoire peut être ordonné avant toute remise en location.
Les différents types de contrôle électrique
Il existe plusieurs types de contrôles selon la situation :
- Contrôle initial : Avant la première mise en service d’une installation neuve, valable 25 ans.
- Contrôle périodique : Tous les 25 ans (ou avant une vente), valable 25 ans.
- Contrôle après modification : Après des travaux importants ou extension du réseau, valable jusqu’au prochain contrôle périodique.
- Contrôle en cas de non-conformité : Après correction des défauts signalés dans un rapport défavorable, valable 25 ans.
Qui peut réaliser le contrôle ?
Seuls les organismes agréés par le SPF Économie (comme Vinçotte, BTV, AIB-Vinçotte ou OCB) sont habilités à effectuer les contrôles officiels. Leur rôle est de vérifier l’installation et de délivrer un rapport d’inspection. Ce rapport peut être conforme, non conforme ou non valable s’il manque des documents (schémas, plans, etc.).
Avant cette visite, il est conseillé de faire une vérification préventive par un électricien agréé. Ce professionnel corrige les anomalies et s’assure que tout est prêt pour l’inspection. Une installation conforme dès le premier passage permet d’éviter un second contrôle payant.
Comment se déroule un contrôle électrique ?
Le contrôle se déroule généralement en plusieurs étapes simples :
- Vérification administrative : présence des schémas unifilaires et du plan de position.
- Inspection visuelle du tableau et des circuits : état du câblage, protections différentielles, disjoncteurs, terre.
- Tests de fonctionnement : mesure de la résistance de la terre et des protections différentielles.
- Remise du rapport : conforme, non conforme ou non valable.
L’intervention dure en moyenne entre 30 minutes et 2 heures, selon la taille du logement et la complexité de l’installation.
Que faire en cas de rapport non conforme ?
Si le rapport d’inspection conclut à une non-conformité, cela ne signifie pas forcément que l’installation est dangereuse, mais qu’elle ne respecte pas certaines règles du RGIE. Le propriétaire dispose alors d’un délai légal de 12 à 18 mois pour effectuer les corrections nécessaires.
Les anomalies les plus courantes sont :
- Absence de différentiel 30 mA pour la salle de bains.
- Mauvaise mise à la terre.
- Fils non protégés ou raccordements non sécurisés.
- Schémas techniques manquants ou erronés.
Une fois les travaux réalisés, un nouveau contrôle doit être demandé. Si le rapport devient conforme, un certificat de conformité valable 25 ans est délivré.
Combien coûte un contrôle électrique à Bruxelles ?
Le tarif dépend du type de contrôle et de la taille de l’installation. En moyenne :
- Appartement : Entre 120 et 180 €
- Maison unifamiliale : Entre 180 et 250 €
- Immeuble à plusieurs compteurs : Sur devis
Ces tarifs peuvent varier légèrement selon l’organisme agréé et la localisation du bien. À noter que le prix d’un second contrôle est souvent réduit si les travaux sont effectués rapidement après le premier rapport.
Quelle est la durée de validité du certificat ?
Un certificat de conformité reste valable 25 ans pour les habitations privées. Toutefois, ce délai peut être raccourci si des travaux électriques importants sont effectués entre-temps. Dans ce cas, un nouveau contrôle est nécessaire. Il est aussi recommandé d’effectuer un contrôle intermédiaire tous les dix ans pour vérifier l’état général de l’installation, surtout dans les logements anciens.
En résumé
À Bruxelles, le contrôle électrique est obligatoire dans quatre situations : lors d’une vente, après des travaux, avant la mise sous tension d’une nouvelle installation et, parfois, lors d’une location. Ce contrôle vise avant tout à protéger les occupants et à garantir la conformité du logement aux normes du RGIE.
Anticiper cette étape en réalisant une vérification préalable par un électricien agréé permet de gagner du temps et d’éviter des frais supplémentaires. Faire appel à un professionnel local expérimenté, comme ElamElec, est la meilleure solution pour obtenir un rapport conforme dès la première inspection et assurer la sécurité de son installation.

