Choisir et commander un kakemono publicitaire pas à pas

Un stand de salon professionnel, un mètre cinquante de toile tendue entre deux barres aluminium, un logo imprimé recto qui accroche l’œil à trois mètres. Le kakemono est partout dans les événements, les boutiques et les halls d’accueil, souvent sans que ses utilisateurs sachent vraiment comment l’optimiser.

Ce qu’est réellement un kakemono

Le mot vient du japonais et désigne littéralement un « objet suspendu ». Dans le vocabulaire de la communication visuelle française, le terme désigne un support publicitaire vertical, composé d’un visuel imprimé sur toile ou sur papier synthétique, maintenu par des barres rigides en haut et en bas. Le kakemono peut être fixé au mur, accroché au plafond ou posé sur un enrouleur au sol.

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On l’appelle aussi roll-up lorsqu’il est équipé d’un mécanisme d’enroulement automatique à la base, ce qui facilite le transport et le rangement. La différence entre un kakemono et un roll-up tient donc principalement à ce dispositif : le roll-up intègre une cassette dans laquelle la toile se rétracte, tandis que le kakemono suspendu se démonte en retirant les barres. Les deux termes sont souvent utilisés comme synonymes dans les catalogues d’impression, ce qui peut prêter à confusion lors d’une commande.

Étape 1 : Définir l’usage et le lieu d’installation

Avant de choisir un format ou un type d’impression, il faut déterminer où le kakemono sera utilisé. Un support destiné à l’intérieur d’un showroom ou d’un point de vente ne requiert pas les mêmes caractéristiques qu’un kakemono prévu pour l’extérieur, exposé aux intempéries et aux UV.

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Pour un usage intérieur, une toile polyester standard ou un papier synthétique offrent une qualité d’impression suffisante et un rendu des couleurs fidèle. Pour l’extérieur, il faut privilégier des matériaux traités anti-UV et résistants à l’humidité, avec des finitions renforcées sur les bords. Préciser ce critère dès le départ évite de recevoir un support inadapté et de devoir recommander.

Étape 2 : Choisir le bon format

Les formats de kakemonos les plus courants en communication professionnelle sont le 85 x 200 cm et le 100 x 200 cm. Ces dimensions correspondent à la hauteur standard d’un adulte debout et garantissent une lisibilité optimale à distance. Des formats plus étroits (60 x 160 cm) conviennent aux espaces contraints, comme les allées de boutique ou les caisses de magasin.

Le mini kakemono, souvent utilisé sur les comptoirs ou les tables d’accueil, se décline en formats réduits (A4 ou A3). Il sert à présenter une offre spécifique, un QR code ou un tarif sans encombrer l’espace. À l’inverse, des formats XXL (120 x 240 cm ou plus) existent pour les halls d’exposition ou les vitrines de grande surface.

Choisir un kakemono personnalisé adapté à vos besoins de communication implique de croiser la superficie disponible sur votre lieu d’installation avec la distance de lecture souhaitée : plus le public est loin, plus le format doit être grand et les textes réduits.

Étape 3 : Préparer le fichier d’impression

La qualité du rendu final dépend en grande partie du fichier transmis à l’imprimeur. Un visuel basse résolution, parfaitement lisible sur un écran, donnera un résultat flou une fois imprimé en grand format. La résolution minimale recommandée est de 72 dpi à taille réelle pour les impressions grand format, et de 150 dpi pour les formats inférieurs à 100 cm de hauteur.

Le fichier doit être fourni en CMJN (et non en RVB) pour que les couleurs à l’impression correspondent aux couleurs affichées à l’écran. Les formats acceptés par la plupart des imprimeurs sont le PDF haute définition, l’AI (Illustrator) ou le TIFF. Penser à ajouter des fonds perdus de 3 à 5 mm sur chaque côté évite les liserés blancs indésirables sur le produit fini.

Étape 4 : Comparer les options d’impression

L’impression recto seule suffit dans la grande majorité des cas, puisque le kakemono est positionné face au public. L’impression recto-verso présente un intérêt dans les espaces traversants (couloirs, halls d’entrée) où le support est visible des deux côtés simultanément. Ce choix influe directement sur le prix de la commande.

Les imprimeurs proposent généralement deux niveaux de qualité de toile. La toile frontlit, la plus répandue, est opaque et offre un bon rendu des couleurs vives. La toile backlit, rétroéclairée, est translucide et conçue pour être placée devant une source lumineuse. Pour une utilisation standard en intérieur sans éclairage particulier, la toile frontlit standard représente le choix le plus économique sans compromis visible sur la qualité.

Étape 5 : Évaluer les délais et les conditions de livraison

La livraison est un paramètre souvent sous-estimé lors de la commande d’un kakemono. Les délais standards oscillent entre 3 et 7 jours ouvrés après validation du bon à tirer (BAT). Certains imprimeurs proposent un service express en 24 ou 48 heures, avec un surcoût variable selon le format et la quantité commandée.

Il faut vérifier si le prix affiché inclut les frais de port, notamment pour les grandes dimensions où le colis est volumineux. Un kakemono de 200 cm de hauteur est généralement livré dans un tube rigide ou une sacoche de transport, parfois vendue séparément. Anticiper ces coûts annexes permet de comparer les offres sur une base réelle, et non sur le seul tarif d’impression affiché.

Étape 6 : Vérifier avant de valider la commande

Avant de confirmer la commande, relire le BAT avec attention sur trois points. Le premier concerne les textes : une faute d’orthographe sur un kakemono imprimé en 500 exemplaires est coûteuse à corriger. Le deuxième porte sur les couleurs : demander un profil ICC à l’imprimeur permet de simuler le rendu final sur écran calibré. Le troisième concerne les dimensions finales du visuel, en tenant compte des zones de serrage des barres aluminium qui masquent quelques centimètres en haut et en bas.

Une fois le BAT validé, la commande est lancée et aucune modification n’est possible. Cette étape de vérification, souvent traitée rapidement, conditionne pourtant la qualité du résultat final et évite une nouvelle impression aux frais du commanditaire.

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